ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR supérieur PRIVÉ : LE MINISTRE ABDOURAHMANE DIOUF SONNE LE GLAS ET ENCLENCHE UNE REFORME EN PROFONDEUR
avril 1, 2025
0
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, a annoncé une refonte majeure du secteur de l’enseignement supérieur privé au Sénégal. Invité
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, a annoncé une refonte majeure du secteur de l’enseignement supérieur privé au Sénégal. Invité de l’émission Point de Vue sur la RTS ce dimanche 30 mars, il a dénoncé les carences structurelles qui minent le système et affirmé la volonté de l’État d’assainir ce domaine crucial pour l’avenir des étudiants.
Selon le ministre, parmi les 298 établissements privés recensés, près d’une centaine ne répondent pas aux exigences d’agrément, d’habilitation et d’accréditation. « Peut-on continuer à soutenir un système défaillant qui met en péril l’avenir des étudiants et de leurs familles ? » s’est-il interrogé. Il a pointé les conséquences directes de cette situation : des diplômés se retrouvant sur le marché du travail avec des qualifications non reconnues, un fait qui compromet leur insertion professionnelle.
Toutefois, l’approche du gouvernement ne sera pas brutale. « Nous ne jouerons pas les gendarmes en fermant tout sans discernement. Nous entamerons un dialogue avec les établissements concernés, leur adresserons des mises en demeure et les accompagnerons vers la mise aux normes », a précisé Dr Diouf. L’objectif est clair : faire en sorte que les diplômes des universités privées aient la même valeur que ceux des institutions publiques et garantissent une reconnaissance sur le marché du travail.
Dans cette optique, le ministère collabore étroitement avec l’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur (ANAQSUP) pour auditer et restructurer le secteur. « Des rapports ont déjà été élaborés et serviront de base aux prochaines décisions du gouvernement. Il est urgent d’agir pour stopper la prolifération de diplômes sans reconnaissance officielle », a insisté le ministre.
Avec cette réforme, l’État entend redonner ses lettres de noblesse à l’enseignement supérieur privé et assurer aux étudiants une formation en adéquation avec les exigences du marché de l’emploi. Un tournant décisif s’annonce pour le secteur.