À partir d’aujourd’hui, je ne parlerai plus de “dette cachée”
- novembre 29, 2025
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Le ministre de l’Économie vient de trancher devant les députés : « C’est une polémique qui n’a pas sa raison d’être. » C’est peut-être pour cela que, quelques
Le ministre de l’Économie vient de trancher devant les députés : « C’est une polémique qui n’a pas sa raison d’être. » C’est peut-être pour cela que, quelques

Le ministre de l’Économie vient de trancher devant les députés : « C’est une polémique qui n’a pas sa raison d’être. » C’est peut-être pour cela que, quelques jours plus tôt, au Téra-Meeting, le Premier ministre annonçait que quiconque ose nier cette “dette cachée” devait être arrêté. Quand un récit s’effondre, les auteurs essaient toujours de le protéger par la menace.
Mais aujourd’hui, tout le monde voit la réalité. Ceux qui avaient déclenché une tempête financière nous expliquent maintenant… qu’il n’y a jamais eu d’orage. Ceux qui affolaient les marchés rassurent soudain les investisseurs. Ceux qui parlaient de « scandale historique » découvrent que tout cela « n’avait pas lieu d’être ».
Et au cœur de ce virage, un homme : Abdourahmane Sarr, qui disait déjà à l’époque que la dette était soutenable et que la signature du Sénégal restait solide. Autrement dit : la maison n’a jamais brûlé. Ce sont les pompiers qui ont crié au feu.
Pendant ce temps, les Sénégalais, eux, n’ont jamais été soutenus. Eux ont payé l’erreur : suspension du programme FMI jusqu’àu Plan de Redressement Économique et Social qu’on devrait appeler Plan de redressement fiscal ou Plan de “Regressement”.
Autrement dit : quand les responsables rectifient leurs discours, ce sont les citoyens qui rectifient leurs factures. La vérité est simple : la “dette cachée” n’était pas une révélation. C’était une improvisation. Et une improvisation qui a coûté très cher à un pays fragile.
Dès lors, inutile de commenter une fiction que ses propres auteurs ont enterrée.
PS : pour mémoire, Sonko ne parlait pas seulement de dette. Il parlait aussi de « détournement ». C’est ce mot-là, plus que tout le reste, qui a indigné les Sénégalais – et qui n’a jamais été prouvé.
Thierno Diop, journaliste