Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République et à Monsieur le Premier Ministre
décembre 4, 2025
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Excellence Monsieur le Président de la République, Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Nos plaies sont encore ouvertes, nos douleurs à peine cicatrisées. La répression policière que nous
Excellence Monsieur le Président de la République,
Son Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Nos plaies sont encore ouvertes, nos douleurs à peine cicatrisées. La répression policière que nous avons subie dans un passé récent n’est pas un souvenir : c’est une réalité qui hante encore les familles, celles qui n’ont pas fini d’essuyer le sang et les larmes laissés par ces journées sombres.
Nous avons enduré l’humiliation, la peur, la brutalité. Nous avons payé le prix fort pour que vous soyez aujourd’hui installés à la tête de ce pays, porteurs d’un espoir manifeste de rupture.
Et pourtant, ce sont encore les mêmes visages, les mêmes corps, les mêmes jeunes ,les étudiants qui se retrouvent gazés, traqués, brutalisés pour avoir simplement réclamé leurs maigres bourses.
Comment expliquer qu’en 2025, au nom d’un changement tant promis, les vieilles pratiques resurgissent avec la même violence ?
Comment accepter que des FDS lourdement armées pénètrent dans un campus universitaire, un sanctuaire du savoir, comme dans un champ de bataille, pour « mater » des étudiants dont le seul tort est de demander ce qui leur est dû ?
C’est une dérive grave.
C’est une trahison envers la jeunesse.
C’est une insulte envers tous ceux qui ont cru au renouveau que vous incarniez.
La jeunesse du pays n’est pas un ennemi intérieur. Elle est la force, le souffle, l’avenir.
La gazer, la réduire au silence, la brutaliser, c’est condamner la nation elle-même.
Nous ne demandons pas la charité.
Nous exigeons du respect, de la cohérence, de la justice.
Et nous vous rappelons que ce pays n’a plus la force de revivre les démons d’hier.