L’influence politique est une responsabilité sociale, un dépôt sacré.
- décembre 19, 2025
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Le père de l’un a fustigé l’incompétence de son candidat, le fils ne salue, ni ne parle plus à celui qui continue pourtant de le loger et nourrir.
Le père de l’un a fustigé l’incompétence de son candidat, le fils ne salue, ni ne parle plus à celui qui continue pourtant de le loger et nourrir.

Le père de l’un a fustigé l’incompétence de son candidat, le fils ne salue, ni ne parle plus à celui qui continue pourtant de le loger et nourrir. Le frère de sang de l’autre célèbre bruyamment la victoire de son leader, les deux se battent jusqu’à tomber sur leur mère qui se fracture la jambe. Son frère en Islam est venu manifester son hostilité à son leader, il le poursuit et le poignarde à mort. Pour quels motifs ? Un seul : ils ne suivent pas le même leader politique.
Allah (SWT) a honoré certains hommes et certaines femmes en leur donnant une voix écoutée et une parole suivie, qui se traduisent par un charisme, par une influence réelle sur les cœurs et une incitation assumée ou involontaire sur les comportements et les rapports sociaux.
Or, pour le citoyen éclairé et le croyant sincère, cette influence n’est pas un privilège dont on jouit à sa guise sans avoir à en rendre compte un jour, parfois aux hommes mais toujours, immanquablement, à Celui de qui on tient cette emprise sur les gens.
L’influence est une responsabilité sociale, une obligation morale et civique, une fonction de croyant qui exige de quiconque l’assume d’agir en ayant toujours conscience des effets et conséquences de sa parole sur les personnes, de sa voix sur la société.
Lorsque qu’un leader use de son influence pour, sciemment ou non, inciter ses partisans à violer les règles de la bonne éducation, à mépriser la fraternité, à piétiner la bienséance et à rejeter la tolérance, il ne manifeste pas sa force, mais sa faillite morale. Il transforme la parole, qui doit être un pont entre les cœurs, en une lame qui déchire la famille, en un gourdin qui fracture la fraternité, en une arme lourde qui désintègre la société.
Un vrai leader éclaire quand les esprits s’obscurcissent, apaise quand la foule s’échauffe, rassemble quand les divisions menacent. Il sait que chaque mot prononcé devant les masses peut devenir un acte parfois irréversible. Un vrai leader ne l’oublie jamais : les paroles d’un leader ne meurent pas à ses lèvres ; elles marchent dans les rues, elles naviguent sur les réseaux sociaux, elles frappent les consciences et souvent avec succès. Or, toute victoire obtenue contre l’éthique est une défaite contre la société, une violation du pacte de foi. Mais Allah nous a avertis : « Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur vigilant prêt à la consigner. » (Sourate 50, Qaaf, v.erset 18)
Dans la noblesse de sa vocation, la politique est un service rendu à l’homme, non une domination exercée sur sa conscience, une incitation activée sur ses bas instincts.
Celui qui méprise la dignité du discours révèle en réalité son incapacité à convaincre par la raison, et sa peur de perdre face à la vérité.
© Tounk.A
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Guide nos leaders politiques vers la sagesse, la retenue et la justice.
Fais de nous des artisans de fraternité, même dans la divergence, des gardiens de la bienséance, même dans le désaccord.
Protège notre société des paroles qui divisent et des passions qui détruisent.
Fais de nous des témoins de vérité, des bâtisseurs de paix et des serviteurs sincères de la Nation.