3 February 2026
Actualités Football International Sports

CAN : LA GUERRE PSYCHOLOGIQUE DES MAROCAINS AVANT LA FINALE, UNE VIEILLE RECETTE QUI GANGRÈNE LE FOOTBALL AFRICAIN

  • janvier 17, 2026
  • 0

La Coupe d’Afrique des nations se veut une célébration du football africain, un espace d’égalité, de mérite et de fraternité sportive. Pourtant, à l’approche de certaines grandes affiches,

CAN : LA GUERRE PSYCHOLOGIQUE DES MAROCAINS AVANT LA FINALE, UNE VIEILLE RECETTE QUI GANGRÈNE LE FOOTBALL AFRICAIN

La Coupe d’Afrique des nations se veut une célébration du football africain, un espace d’égalité, de mérite et de fraternité sportive. Pourtant, à l’approche de certaines grandes affiches, un malaise persistant refait surface, nourri par des pratiques extra-sportives devenues trop familières pour être ignorées. Les propos de Pape Thiaw, tenus en conférence de presse à la veille de la finale, ne sont ni une sortie émotionnelle ni une simple plainte d’entraîneur sous pression. Ils constituent un acte d’accusation lucide contre un système qui, trop souvent, tolère l’intolérable.

Quand un sélectionneur affirme que ses joueurs ont été mis en danger, que l’organisation a failli jusqu’à frôler l’inacceptable, il ne parle pas de détails logistiques anodins. Il décrit un climat délétère où le désordre, les retards inexpliqués, l’insécurité et la pression du contexte sont utilisés comme des armes silencieuses. Ces méthodes, connues de tous mais rarement dénoncées avec autant de fermeté, s’inscrivent dans une succession de pratiques récurrentes observées lors de confrontations face à certaines sélections du Maghreb, surtout lorsque celles-ci évoluent à domicile ou bénéficient d’un environnement favorable.

Retarder une escorte, désorganiser un protocole, laisser planer une insécurité latente autour des joueurs adverses : rien de tout cela n’est fortuit. L’objectif est clair et assumé dans les faits, sinon dans les discours : entamer le moral, fatiguer mentalement, installer un sentiment d’injustice avant même que le ballon ne roule. Ce jeu psychologique, mené loin du rectangle vert, fausse la compétition et trahit l’esprit même du sport. Il ne s’agit plus de football, mais d’une guerre d’usure mentale où l’adversaire est combattu dans les couloirs, les hôtels et les convois, bien avant de l’être sur la pelouse.

En rappelant qu’« il ne faut pas gâter l’image de la CAN et de l’Afrique », Pape Thiaw pose une question fondamentale : quel visage voulons-nous offrir du football africain ? Une compétition où le meilleur gagne parce qu’il est meilleur, ou un théâtre où les plus rusés triomphent à force de manœuvres extra-sportives couvertes par le silence des instances ? La CAN ne peut prétendre à l’excellence tout en fermant les yeux sur ces dérives répétées.

Jouer contre le pays hôte n’a jamais été chose facile. Mais lorsque l’avantage du terrain se transforme en instrument de déstabilisation organisé, la ligne rouge est franchie. Affirmer qu’il y aura onze hommes contre onze hommes sur le terrain devient alors un rappel presque ironique d’un principe bafoué avant même le coup d’envoi. Car l’égalité sportive ne commence pas à la première touche de balle, elle commence dans le respect des règles, de la sécurité et de la dignité des équipes.

Cette tribune n’est pas un procès d’intention, encore moins une stigmatisation gratuite. Elle est un appel à la lucidité et au courage. À la CAF d’abord, sommée de cesser la politique de l’autruche face à des pratiques dénoncées de manière répétée. Aux organisateurs ensuite, tenus de garantir une équité réelle et non de façade. Au football africain enfin, qui ne grandira pas en tolérant des victoires construites dans l’ombre plutôt que dans le jeu.

La CAN mérite mieux que ces scénarios usés. L’Afrique mérite un football debout, juste et respecté. Et le silence face à ces dérives est désormais une forme de complicité.

Par: Colylamine
Rédaction: Dakmedina.com

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Verified by MonsterInsights