L’APR Fustige les Réformes de la Magistrature Sénégalaise
août 10, 2024
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L’Alliance pour la République (APR) a récemment émis de vives critiques à l’encontre des réformes récentes dans la magistrature sénégalaise. Selon un communiqué du Secrétariat exécutif du parti,
L’Alliance pour la République (APR) a récemment émis de vives critiques à l’encontre des réformes récentes dans la magistrature sénégalaise. Selon un communiqué du Secrétariat exécutif du parti, l’actuel régime serait responsable d’une politique problématique caractérisée par trois principaux axes : des nominations populistes favorisant des liens douteux, une déstabilisation de l’unité nationale, et une tentative d’instrumentalisation de la justice en vue des élections législatives.
Le communiqué dénonce une inflation verbale servant d’alibi à l’inaction, notamment en ce qui concerne les jeunes en difficulté, qui se noient dans l’Atlantique en quête de solutions concrètes. L’APR reproche à Ousmane Sonko de se limiter à des discours sans proposer de réelles politiques d’intégration pour ces jeunes. Le parti critique également l’incohérence des positions du pouvoir, soulignant notamment le changement de position de Sonko sur le port du voile.
L’APR affirme que le vivre-ensemble et le dialogue interreligieux sont essentiels à l’identité et à la démocratie sénégalaises, et que les Sénégalais résisteront fermement à toute dérive autoritaire menaçant la République.
En ce qui concerne la reddition des comptes, l’APR dénonce une possible chasse aux sorcières, faisant référence aux promesses de Sonko de réformer la magistrature et aux récentes déclarations du Président Bassirou Diomaye Faye concernant les enquêtes sur les magistrats. Le parti juge ces démarches contraires aux principes républicains et dangereuses pour l’intégrité de la justice.
L’APR déplore l’utilisation d’audits orientés pour incriminer des opposants et insiste sur la nécessité d’une reddition des comptes basée sur des rapports objectifs des corps de contrôle tels que la Cour des comptes et l’Inspection Générale d’État (IGE), comme le préconisaient les réformes mises en place sous la présidence de Macky Sall.