Dissolution de l’Assemblée nationale : « Un choc pour les députés endettés », selon Abass Fall (Pastef)
septembre 13, 2024
0
La récente décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de dissoudre l’Assemblée nationale a suscité de vives réactions dans le paysage politique sénégalais. Parmi les voix
La récente décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de dissoudre l’Assemblée nationale a suscité de vives réactions dans le paysage politique sénégalais. Parmi les voix qui se sont élevées, celle d’Abass Fall, député du Pastef, n’est pas passée inaperçue. Invité sur le plateau de Walf TV, il a fait des révélations alarmantes sur la situation financière de plusieurs parlementaires.
« Beaucoup de députés se trouvent aujourd’hui dans des situations économiques délicates. Certains ont contracté des prêts importants, notamment des montants avoisinant les 30 millions de francs CFA. La dissolution de l’Assemblée nationale va leur porter un coup dur », a déclaré Abass Fall, déplorant les conséquences directes de cette décision sur ses collègues parlementaires.
Une décision qui change la donne politique
Lors de son discours à la Nation, le président Faye a officialisé la dissolution de l’Assemblée, affirmant que celle-ci était faite après consultation du Conseil constitutionnel et du président du Parlement. Cette annonce pave la voie à des élections législatives anticipées, prévues pour le 17 novembre prochain, dans un contexte politique déjà tendu.
Bien que les députés de la 14e législature conservent leur mandat et leurs avantages jusqu’à l’installation des nouveaux élus, ils ne pourront plus se réunir ni légiférer, ce qui crée une incertitude pour nombre d’entre eux, surtout ceux qui font face à des difficultés financières. « Cette dissolution risque d’avoir des conséquences graves pour ces députés qui comptaient sur la durée de leur mandat pour rembourser leurs dettes », a ajouté Abass Fall.
Un impact socio-politique important
Cette situation met en lumière non seulement les réalités économiques auxquelles certains députés doivent faire face, mais aussi les conséquences plus larges de la dissolution de l’Assemblée dans le paysage politique sénégalais. Les législatives anticipées pourraient redistribuer les cartes dans un contexte où plusieurs partis cherchent à renforcer leur position sur l’échiquier national.
La dissolution de l’Assemblée nationale, acte symbolique et politique fort, soulève ainsi des questions sur la stabilité institutionnelle du pays, tout en accentuant les tensions au sein de la classe politique.
Vers des élections décisives
Avec la date du 17 novembre qui approche à grands pas, les Sénégalais se préparent à une nouvelle phase électorale qui pourrait redéfinir les équilibres au sein des institutions nationales. Reste à savoir comment les acteurs politiques et les députés concernés vont s’adapter à cette nouvelle donne.