Législatives de Novembre 2024 : Entre Union et Désunion, la Bataille Politique Fait Rage
octobre 8, 2024
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À l’approche des élections législatives de novembre 2024, le paysage politique sénégalais est marqué par des alliances fragiles, des rivalités ouvertes, et des règlements de comptes qui laissent
À l’approche des élections législatives de novembre 2024, le paysage politique sénégalais est marqué par des alliances fragiles, des rivalités ouvertes, et des règlements de comptes qui laissent présager une campagne tendue. Le retour en force de Macky Sall, après la présidentielle de mars 2024, et les tensions persistantes entre les principaux acteurs, annoncent une bataille où les calculs politiques l’emportent sur la cohésion nationale.
« `Macky Sall et Amadou Ba : Une rupture inévitable« `
L’un des exemples les plus frappants de cette division est la relation entre Macky Sall et Amadou Ba, qui s’est dégradée au fil du temps. Alors que Macky avait initialement soutenu Amadou Ba pour la présidentielle, des rumeurs ont circulé sur sa volonté de le remplacer par un autre candidat. Ce flou stratégique a laissé des traces, et les deux hommes se retrouvent aujourd’hui à la tête de listes distinctes pour les législatives. Cette scission est la continuation de bisbilles qui avaient commencé bien avant les élections présidentielles, où la méfiance régnait déjà entre eux. La campagne de novembre 2024 s’annonce donc comme un prolongement de leurs tensions, avec des attaques potentielles sur fond de règlement de comptes politiques.
« `Macky Sall et le duo Sonko-Diomaye : Un duel attendu« `
Face à Macky Sall, le duo Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye se prépare également pour cette bataille électorale. Après le « protocole du Cap Manuel », qui avait permis la libération de Sonko et Diomaye, la trêve semble définitivement rompue. Sonko accuse aujourd’hui l’ancien régime de falsification des chiffres économiques, et Macky Sall, de son côté, soutient les démarches visant à contester l’éligibilité de Sonko. La confrontation entre ces deux camps s’annonce comme l’un des duels les plus attendus de cette législature. Ce face-à-face, évité lors de la présidentielle de mars 2024, aura bien lieu en novembre, cristallisant les divisions profonde entre le pouvoir en place et de l’opposition sénégalaise.
« `L’alliance entre Macky Sall et Karim Wade : Entre réconciliation et divisions internes« `
Autre point marquant de cette campagne, l’alliance entre Macky Sall et Karim Wade, autrefois rivaux, suscite de nombreuses interrogations. Bien que leur coalition, Takku Wallu, symbolise une réconciliation après des années d’opposition, elle n’est pas exempte de tensions. Cette union a provoqué des dissensions au sein du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), avec plusieurs figures historiques qui ont décidé de faire sécession pour créer leur propre liste. Ce rapprochement inattendu entre « frères ennemis » semble diviser plus qu’il ne rassemble, et met en lumière les intérêts divergents des acteurs politiques, prêts à sacrifier l’unité de leur parti pour assurer leur propre survie politique.
« `Sonko et Barthélémy Dias : Une rivalité naissante« `
Sur un autre front, la rivalité entre Ousmane Sonko et Barthélémy Dias est également à surveiller de près. Si les observateurs s’attendaient à un duel entre eux pour la présidentielle de 2029, il semble que ce face-à-face ait été avancé. Les tensions sont déjà palpables entre les deux anciens alliés, aujourd’hui devenus adversaires. Des échanges acerbes et des confrontations verbales ont creusé des fossés presque irréparables entre eux, témoignant d’une compétition féroce pour la conquête du leadership et du pouvoir .
« `Une campagne sous haute tension
« `
Tout laisse présager que cette campagne pour les législatives de novembre sera marquée par des révélations, des coups bas et une versatilité politique exacerbée. Dans un contexte où les alliances se forment et se déforment au gré des opportunités, les acteurs politiques semblent prêts à tout pour s’assurer une victoire, même au prix de leur intégrité morale. Entre ambitions personnelles et stratégie de pouvoir, ces législatives seront sans doute le théâtre de la prolongation des hostilités, amorcées bien avant la présidentielle.
La quête du pouvoir, moteur de la vie politique, pousse ces acteurs à s’affronter sans relâche, laissant les idéaux en arrière-plan. La désunion et les alliances d’intérêt du moment ne sont que les prémices d’un affrontement plus vaste, où chaque coup compte pour conquérir ou conserver le pouvoir