BIENVENUE AU CIRQUE POLITICO-MEDIATIQUE SENEGALAIS : LA LOI DU TALION EN ACTION
juillet 7, 2025
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Attaque contre contre-attaque. Accusation contre condamnation. Au Sénégal, les micros ne servent plus à débattre, mais à cogner. Vendredi 4 juillet sur le plateau de Jakaarlo Bi, la
Attaque contre contre-attaque. Accusation contre condamnation.
Au Sénégal, les micros ne servent plus à débattre, mais à cogner. Vendredi 4 juillet sur le plateau de Jakaarlo Bi, la confrontation entre Badara Gadiaga, chroniqueur libre-tireur, et Amadou Bâ, député Pastef, a offert aux téléspectateurs un cocktail explosif mêlant clash, règlements de comptes, et coups bas bien sentis.
Le tout orchestré dans un ring télévisé où les idées sont KO technique dès la première minute.
> « On ne donne pas de leçons quand on a triché pour son BEFM. »
Clac ! Une droite bien placée, signée Amadou Bâ, avec la finesse d’un boxeur en campagne électorale.
L’arme du jour ? Un vieux diplôme de collège, jailli comme par magie des archives nationales. Jadis simple papier jauni par le temps, il devient aujourd’hui projectile politique, argument massue, et missile guidé par ego, lancé en pleine mêlée médiatique. Un coup bas ? Peut-être. Un coup habile ? Certainement.
Bien sûr ! Voici une version réécrite, avec un ton satirique et ironique dans un style journalistique affûté :
Mais Badara Gadiaga n’est pas du genre à tendre l’autre joue. En bon acteur averti des joutes politico-médiatiques, il riposte sans trembler. Exit la diplomatie : place à l’artillerie lourde. Le voilà qui dégaine à son tour, avec verve, nerfs d’acier et cartouches bien chargées. La contre-offensive est lancée, et le spectacle continue.
> « Votre leader a été condamné pour corruption de la jeunesse. Vous devriez raser les murs quand on parle d’éthique. »
Le ton monte, l’animateur s’étouffe, les caméras filment l’affrontement comme une finale de lutte.
Ring, tranchée, MMA, guérilla : les formats se multiplient, les coups pleuvent
Ce jour-là, le Sénégal a compris une chose : le débat public ne connaît plus de règles.
C’est tantôt la guerre des tranchées, tantôt un combat de rue, tantôt du MMA verbal à l’octogone, tantôt des uppercuts en direct.
Les hostilités ne respectent ni foi ni loi.
Les spectateurs, d’abord bouche bée, finissent par rejoindre le ring. Chacun devient acteur. Chacun échoche sa flèche.
La République elle-même devient ring, et tout le monde frappe. Partout. Tout le temps.
Team Pastef : riposte immédiate et salves coordonnées
Dans le camp du député Amadou Bâ, les voix s’élèvent comme dans un appel aux armes.
– Waly Diouf Bodian réclame une auto-saisine du procureur :
> « Les propos de Gadiaga dépassent les limites. »
Et enfonce le clou :
> « Amadou Bâ a quitté la science juridique pour descendre dans les caniveaux, là où rampent les falsificateurs de diplômes. »
– Maimouna Bousso dénonce les dérives médiatiques.
– Fadilou Keïta, directeur de la CDC, tire à boulets rouges sur TFM :
> « Désinformer, discréditer… c’est leur leitmotiv ! »
Il ajoute avec un brin d’amertume bien senti :
> « Si Gadiaga avait tenu ces propos contre Youssou Ndour, il serait déjà viré. »
Contre-offensive : les amis de Gadiaga dégainent à leur tour
Mais Badara Gadiaga n’est pas sans défense. Ses soutiens contre-attaquent.
– Madiambal Diagne monte au créneau. Il réagit à une sortie fracassante attribuée à Amadou Bâ lui-même :
> « Adji Sarr une prostituée…! >>
> « Amadou Bâ a-t-il mesuré la gravité de son propos ? Quel respect pour Adji Sarr ! Quel respect pour Sonko ! Est-ce un autre coup bas entre pastefiens ? »
L’ironie est cinglante : les coups ne viennent même plus d’en face, ils viennent de l’intérieur du camp.
Une véritable guérilla politique où les alliés deviennent leurs propres bourreaux.
– De son côté, Thierno Alassane Sall, président de la République des Valeurs, tranche net :
> « Pastef n’aime la justice que lorsqu’elle l’arrange. Ce clan refuse les règles du jeu républicain. »
Flashback : mars 2025, première manche du chaos
L’acte 1 de ce duel sans fin remonte au 21 mars 2025, lorsque Badara Gadiaga avait traité Amadou Bâ de « menteur » en direct.
Le CRDP-50, indigné, avait alors saisi le CNRA, dénonçant des propos « irrespectueux envers un député de la République ».
Mais ce que personne n’avait prévu, c’est que trois mois plus tard, la suite ressemblerait à un match de lutte sénégalo-wrestling sous stéroïdes.
Moralité satirique : un pays, mille micros, zéro débat
On croyait que la République fonctionnait à l’argument.
Elle carbure désormais à l’agression verbale.
On pensait que les médias servaient à éclairer.
Ils servent de cage, de tranchée, de ring et parfois de terrain miné.
Le public ?
Spectateur devenu acteur, clavier en main, prêt à décocher sa flèche à chaque buzz.
La démocratie sénégalaise est devenue un show permanent, sans arbitre, sans trêve, sans respiration.
Et pendant que tout le monde frappe, tacle, insulte, commente, une petite voix presque inaudible tente de survivre :
> « La violence est l’arme du faible. Parlons des idées, et faisons abstraction des personnes. »
Mais ici, les idées sont trop discrètes.
Elles ne crient pas, ne mordent pas, ne clashent pas.
Alors elles sont battues à plate couture… par la fureur.