Les Moukhadams de El Hadji Malick Sy: El Hadji Daouda Dia Mbeuleukhe
- août 29, 2025
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Le Saint homme El Hadji Daouda Dia est originaire de Mbeuleukhé près de Yang Yang dans le Jolof. Il est le fils du grand marabout des rois du
Le Saint homme El Hadji Daouda Dia est originaire de Mbeuleukhé près de Yang Yang dans le Jolof. Il est le fils du grand marabout des rois du
Le Saint homme El Hadji Daouda Dia est originaire de Mbeuleukhé près de Yang Yang dans le Jolof. Il est le fils du grand marabout des rois du Jolof El Hadji Mactar Dia plus connu sous le nom de Thierno originaire du Fouta plus précisément de Haéro Lao et de Sokhna Penda Niang (fille de Sakhewer Maty Niang).
El Hadji Daouda Dia a étudié le Coran avec son père et a appris les sciences Islamiques auprès de Serigne Ndiané Cissé jusqu’à maitriser l’ensemble des connaissances que ce dernier lui enseigna.
Après avoir remarqué le niveau de connaissance de son fils, c’est son père El Hadji Thierno Dia qui était aussi un grand ami de Serigne Touba qui lui dit que : « le seul homme capable de faire croître tes connaissances c’est le Maître Seydi Hadji Malick Sy. »
Lors de sa première rencontre avec le Maître Seydi Hadji Malick, il vit en El Hadji Daouda Dia une érudition hors du commun, c’est à dire qu’il était un savant accompli avec une foi en Dieu incommensurable au moment de venir chez le Maître.
Le Maître Seydi Hadji Malick enseigna à El Hadji Daouda Dia l’ensemble des sciences ésotériques et exotériques qui manquaient à ce dernier. Lorsque le Maître se rendait à Saint Louis, il s’accompagnait toujours de El Hadji Daouda Dia. D’aucuns affirment qu’El Hadji Daouda Dia faisait partie des Muqaddams les plus proches du Maître Seydi Hadji Malick Sy. Le Maître lui confiait certaines missions spéciales à accomplir pour le triomphe de l’Islam au Sénégal. El Hadji Daouda regagna Mbeuleukhé à la demande du Maître qui lui donna sa fille en mariage notamment Sokhna Oumou Sy, avec qui il eut deux filles en l’occurrence Sokhna Sagar Dia et Sokhna Fatou Dia.
C’est en 1890 que le Maître Seydi hadji Malick Sy lui a demandé de se préparer pour rentrer au Djoloff où les animistes (Thiédo) refusaient de se convertir en l’islam.
Plusieurs marabouts avaient tenté l’islamisation au Djoloff, mais la tache s’avérait ardue. C’est finalement en 1895 que El hadji Malick Sy lui demanda de s’installer au Djoloff. Basé à Mbeuleukhé, il fait le tour du Djoloff et réussit à convertir 92% des populations animistes.
El Hadji Daouda Dia se concertait avec le Maître Seydi Hadji Malick pour toute décision qu’il devait prendre. El Hadji Daouda Dia avait coutume de dire que tout savant ou Maître Sénégalais maîtrisant la Chariah et l’ensemble des sciences Islamiques commet une hérésie s’il croit être l’alter ego du Maître Seydi Hadji Malick dans le domaine des sciences et de la vertu.
El Hadji Daouda Dia pratiquait l’agriculture et a construit plusieurs mosquée (Mbeuleukhé, Linguere, Dahra, Sagata etc…) à travers les quatre coins du Jolof.
90% des habitants du Jolof priaient dans la mosquée de Mbeuleukhé auprès de El Hadji Daouda Dia et profitaient de ses prêches historiques.
Dans toute les contrées du jolof aussi reculé soit-elle il y avait la présence d’un ou de plusieurs de ces Muqqadams comme Serigne Magueye Ndiaye, Serigne El Hadji Malick Ngom, Serigne Magueye Bineta, Serigne Ali Wouly Sakho, Serigne Ardo Sow, Serigne Aliou Sakho de Dahra qui était le bras droit de El Hadji Daouda Dia.
Les disciples du Maître Seydi Hadji Malick qu’il avait formé lui même avait la capacité de nommer des Muqqadams et El Hadji Daouda Dia était l’un d’eux. El Hadji Daouda Dia est arrivé à l’université de Ndiarndé auprès du Maître Seydi Hadji Malick à la fin de la première promotion, puis il a assisté à l’ensemble des promotions qui passèrent par cette prestigieuse université. Lorsque Serigne Touba fût deporté à Thieyenne au Jolof, il déclara publiquement que toute personne qui venait à lui pour des questions d’ordres religieuses devraient se rendre auprès du grand savant El Hadji Daouda Dia qui avait une maîtrise parfaite de l’ensemble des sciences religieuses.
Certains ayant craint pour le pouvoir du roi Bouna Alboury, suggérèrent à ce dernier d’écarter El Hadji Daouda Dia qui pouvait devenir son potentiel rival pour le trône du Djolof considérant le nombre de ses adeptes. Le Roi envoya un éclaireur qui fut ébahi par la pratique religieuse du Saint homme. Une même pratique qui gagna le cœur du Bourba Djolof et l’amena à établir un pont entre les pouvoirs spirituels et religieux. El Hadj Daouda Dia était désormais accepté par le Roi qui donna même le nom de son fils à El Hadji Daouda Dia à savoir Daouda Ndiaye Bouna, dit « Sarakh Ndiaye ». Bouna était un musulman de la confrérie tijâne mais c’est El Hadj Daouda Dia qui l’a amené à Tivaouane chez El Hadj MalickSy pour que ce dernier lui donne le wird de la Tariqa Tijâne.
C’est en 1916 qu’El Hadji Daouda Dia eut la permission du Maître Seydi Hadji Malick pour organiser un gamou à Mbeuleukhé. C’est en 1981 que le Maître El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh demanda à tous les Muqqadams de venir le trouver à Tivaouane; depuis ce jour Mbeuleukhé passe son gamou à Tivaouane.
Il faut rappeler qu’El Hadj Daouda Dia a bénéficié dans la province du Djoloff d’une assise considérable. En effet, il y est lié par les liens de sang et par l’alliance matrimoniale. Sophie Ndiaye, une fille de Bouna Alboury Ndiaye fut son épouse. Ainsi, par ces liens, il était très proche de la famille aristocratique.
El Hadji Daouda Dia était un saint austère et humble qui interdisait à certains de ces disciples érudits d’accomplir des miracles (Karama) tout simplement parce que cela était en déphasage avec l’idéologie du Maître Seydi Hadji Malick Sy.
El Hadji Daouda Dia avait la faculté de voir directement le futur, quelque fois il faisaient des prédictions qui s’accomplissaient dans son Jolof Natale.
El Hadji Daouda Dia avait la faculté de détecter la maladie de n’importe qui, il suffit juste de lui donner la main pour le voir indiquer le nom et le remède de la maladie.
El Hadj Daouda décida de faire le Pèlerinage à Mecque en 1924. Il prit départ le 10 Mai 1924 pour une durée de trois (3) mois. Il fit également un passage au Maroc, plus précisément à Fez, où se trouve le Mausolée de Cheikh Ahmed Tidiane, fondateur de la confrérie Tidjiane. De retour à Mbeuleukhé, le saint homme fut heureux de voir la naissance de son fils El Hadj Moussa Dia. Le périple religieux fut sanctionné d’écrits rendant grâce au Seigneur et expliquant le bien heureux voyage du fidèle qui répondit à l’appel de la foi. Très intelligent et très lettré en langue arabe, El Hadj Daouda Dia avait légué à sa famille et à la postérité, une bibliothèque personnelle bien fournie en manuscrits. En dépit de la perte de quelques pièces, consécutive à l’incendie qui aurait ravagé tout Mbeuleukhé vers 1917, on y trouve beaucoup d’écrits qui ne traitent pas seulement des questions de religion, mais également des écrits sur la médecine traditionnelle et la botanique.
Rappelé à Dieu le 25 décembre 1949, son décès a été déclaré le 2 janvier 1950 à la résidence de Linguère, à l’époque, siège du commandant de cercle.