4 March 2026
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DECLARATION Si l’APR respecte toutes les institutions de la République, il n’en demeure pas moins

  • novembre 8, 2025
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que le parti exige des faits, non des approximations. Malgré les déclarations fallacieuses, les accusations gratuites et la volonté de saboter le bilan exceptionnel du Président Macky Sall,

DECLARATION Si l’APR respecte toutes les institutions de la République, il n’en demeure pas moins

que le parti exige des faits, non des approximations.

Malgré les déclarations fallacieuses, les accusations gratuites et la volonté de saboter le

bilan exceptionnel du Président Macky Sall, l’Alliance Pour la République s’en est

jusque-là tenue à une ligne conforme à son exigence de parti de gouvernement, soucieux

du respect des institutions et de la préservation des relations entre le Sénégal et ses

partenaires.

Le gouvernement, dont l’échec est désormais constaté par les populations, les

entreprises et les partenaires, s’emmure dans le déni et la fuite en avant, en insistant sur

une dette supposée cachée pour masquer son incurie.

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’APR constate pour le regretter que depuis

les 26 septembre 2024 les accusations visent la gestion des Finances publiques entre

2019 et 2024 sans qu’un document, ni chiffre vérifiable, ni rapport exhaustif n’ait été à

ce jour brandi par les accusateurs. Ils ne versent que dans la calomnie et la médisance,

leur sport favori.

Les déclarations tendancieuses d’Edward Gemayel n’engagent que leur auteur

En plus du régime, M. Edward Gemayel, chef de mission du FMI, semble valider

l’existence d’une dette cachée à travers une modalité de prise de parole curieuse et

préoccupante. Le FMI, dont il est un fonctionnaire, n’ayant à ce jour publié aucun

document officiel à ce sujet : par conséquent les propos d’un expert isolé n’engagent

que lui et non les États et les institutions.

Par ses déclarations tendancieuses, sans donnée chiffrée, sans audit exhaustif, sans

rapport public, M. Gemayel, qui d’ailleurs en 2023 avait tenu des propos contraires aux

siens en date du 6 novembre 2025, ternit la réputation du Sénégal et attaque la dignité

de son peuple. Ceci est inacceptable pour un fonctionnaire international, tenu par la

réserve et la distance vis-à-vis des chapelles politiques.

Le SEN dénonce vigoureusement cette posture, qui rompt avec la neutralité attendue

d’un Chef de mission du FMI et qui laisse croire à une immixtion inédite, grave et

dangereuse d’un fonctionnaire international dans les divergences internes au Sénégal.

Depuis le début de cette polémique, L’APR a toujours soigneusement évité de s’en

prendre au FMI, saluant à chacune de ses déclarations la coopération exemplaire avec

le Sénégal qui transcende les régimes.

Estimant que les déclarations de M. Gemayel qui relèvent d’une appréciation

personnelle sont contradictoires, graves et intolérables, le SEN les condamne avec la

plus grande fermeté.

Pour rappel, depuis septembre 2024 et les accusations du Premier ministre, l’APR a

toujours privilégié les réponses techniques au vacarme politicien eu égard au respect dû

aux institutions, à la préservation de la crédibilité de notre Administration et à la défense

de la sacralité de l’intérêt national.

Cette position a conduit le Parti à tenir le 13 février 2025 un point de presse pour exhiber

les failles méthodologiques graves contenues dans le Rapport de la Chambre des

Affaires Budgétaires et Financières, à produire un contre-rapport exhaustif, chiffré et

précis, déposé auprès de la directrice générale du FMI à Washington et à solliciter par

courrier officiel le Représentant Résident du FMI pour une séance de travail afin de

présenter nos données.

L’APR s’en tient à sa ligne claire, précise et responsable : le parti exige du Ministère

des Finances et de la Cour des Comptes la publication des rapports, conformément aux

requêtes du collectif de nos avocats.

Le SEN rappelle que sous la période en revue, chaque franc emprunté a financé des

routes, des hôpitaux, des écoles, des universités, des centrales électriques, des emplois…

Il n’y a pas de dette cachée mais des infrastructures visibles, utiles et productives qui

ont redessiné le visage du Sénégal en seulement douze années d’exercice du pouvoir.

Les accusateurs qui répètent à l’envi dette cachée, n’ont pas construit le moindre

kilomètre de route, ni un seul marché encore moins une seule école. Ils sont dans une

logique puérile visant à salir toute une Administration pour masquer leur incompétence.

Dès lors, pour l’APR, les responsables qui ont eu la mission régalienne de gestion et de

contrôle de l’exécution budgétaire ont le devoir et l’obligation morale, devant l’histoire,

de prendre la parole pour éclairer l’opinion publique au regard de l’importance du débat

et ceci, sans préjudice de l’obligation de réserve.

Une politique d’austérité violente se prépare pour les populations

La vérité est que le gouvernement joue au dilatoire pour ne pas avouer aux Sénégalais

qu’il va mettre en place une politique d’austérité brutale dont les principales victimes

seront les ménages pauvres, le monde rural, les jeunes, les femmes et les retraités.

La politique sociale ambitieuse qui a été mise en place avant, au bénéfice des plus

faibles, va céder à une violente remise en question de tous les acquis sociaux.

À cet égard, LE SEN appelle les Sénégalais à rester vigilants face au risque d’érosion du

pouvoir d’achat des ménages et d’affaiblissement de la protection sociale et du modèle

social sénégalais de solidarité.

Enfin, face aux difficultés en cours, le SEN appelle les forces politiques et sociales à

s’organiser pour s’opposer à toute politique d’appauvrissement qui risque de déstructurer

le tissu social et de semer les germes d’une crise sociale.

Fait à Dakar le, 8 novembre 2025

Le Secrétariat Exécutif National

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