DECLARATION Si l’APR respecte toutes les institutions de la République, il n’en demeure pas moins
novembre 8, 2025
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que le parti exige des faits, non des approximations. Malgré les déclarations fallacieuses, les accusations gratuites et la volonté de saboter le bilan exceptionnel du Président Macky Sall,
que le parti exige des faits, non des approximations.
Malgré les déclarations fallacieuses, les accusations gratuites et la volonté de saboter le
bilan exceptionnel du Président Macky Sall, l’Alliance Pour la République s’en est
jusque-là tenue à une ligne conforme à son exigence de parti de gouvernement, soucieux
du respect des institutions et de la préservation des relations entre le Sénégal et ses
partenaires.
Le gouvernement, dont l’échec est désormais constaté par les populations, les
entreprises et les partenaires, s’emmure dans le déni et la fuite en avant, en insistant sur
une dette supposée cachée pour masquer son incurie.
Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’APR constate pour le regretter que depuis
les 26 septembre 2024 les accusations visent la gestion des Finances publiques entre
2019 et 2024 sans qu’un document, ni chiffre vérifiable, ni rapport exhaustif n’ait été à
ce jour brandi par les accusateurs. Ils ne versent que dans la calomnie et la médisance,
leur sport favori.
Les déclarations tendancieuses d’Edward Gemayel n’engagent que leur auteur
En plus du régime, M. Edward Gemayel, chef de mission du FMI, semble valider
l’existence d’une dette cachée à travers une modalité de prise de parole curieuse et
préoccupante. Le FMI, dont il est un fonctionnaire, n’ayant à ce jour publié aucun
document officiel à ce sujet : par conséquent les propos d’un expert isolé n’engagent
que lui et non les États et les institutions.
Par ses déclarations tendancieuses, sans donnée chiffrée, sans audit exhaustif, sans
rapport public, M. Gemayel, qui d’ailleurs en 2023 avait tenu des propos contraires aux
siens en date du 6 novembre 2025, ternit la réputation du Sénégal et attaque la dignité
de son peuple. Ceci est inacceptable pour un fonctionnaire international, tenu par la
réserve et la distance vis-à-vis des chapelles politiques.
Le SEN dénonce vigoureusement cette posture, qui rompt avec la neutralité attendue
d’un Chef de mission du FMI et qui laisse croire à une immixtion inédite, grave et
dangereuse d’un fonctionnaire international dans les divergences internes au Sénégal.
Depuis le début de cette polémique, L’APR a toujours soigneusement évité de s’en
prendre au FMI, saluant à chacune de ses déclarations la coopération exemplaire avec
le Sénégal qui transcende les régimes.
Estimant que les déclarations de M. Gemayel qui relèvent d’une appréciation
personnelle sont contradictoires, graves et intolérables, le SEN les condamne avec la
plus grande fermeté.
Pour rappel, depuis septembre 2024 et les accusations du Premier ministre, l’APR a
toujours privilégié les réponses techniques au vacarme politicien eu égard au respect dû
aux institutions, à la préservation de la crédibilité de notre Administration et à la défense
de la sacralité de l’intérêt national.
Cette position a conduit le Parti à tenir le 13 février 2025 un point de presse pour exhiber
les failles méthodologiques graves contenues dans le Rapport de la Chambre des
Affaires Budgétaires et Financières, à produire un contre-rapport exhaustif, chiffré et
précis, déposé auprès de la directrice générale du FMI à Washington et à solliciter par
courrier officiel le Représentant Résident du FMI pour une séance de travail afin de
présenter nos données.
L’APR s’en tient à sa ligne claire, précise et responsable : le parti exige du Ministère
des Finances et de la Cour des Comptes la publication des rapports, conformément aux
requêtes du collectif de nos avocats.
Le SEN rappelle que sous la période en revue, chaque franc emprunté a financé des
routes, des hôpitaux, des écoles, des universités, des centrales électriques, des emplois…
Il n’y a pas de dette cachée mais des infrastructures visibles, utiles et productives qui
ont redessiné le visage du Sénégal en seulement douze années d’exercice du pouvoir.
Les accusateurs qui répètent à l’envi dette cachée, n’ont pas construit le moindre
kilomètre de route, ni un seul marché encore moins une seule école. Ils sont dans une
logique puérile visant à salir toute une Administration pour masquer leur incompétence.
Dès lors, pour l’APR, les responsables qui ont eu la mission régalienne de gestion et de
contrôle de l’exécution budgétaire ont le devoir et l’obligation morale, devant l’histoire,
de prendre la parole pour éclairer l’opinion publique au regard de l’importance du débat
et ceci, sans préjudice de l’obligation de réserve.
Une politique d’austérité violente se prépare pour les populations
La vérité est que le gouvernement joue au dilatoire pour ne pas avouer aux Sénégalais
qu’il va mettre en place une politique d’austérité brutale dont les principales victimes
seront les ménages pauvres, le monde rural, les jeunes, les femmes et les retraités.
La politique sociale ambitieuse qui a été mise en place avant, au bénéfice des plus
faibles, va céder à une violente remise en question de tous les acquis sociaux.
À cet égard, LE SEN appelle les Sénégalais à rester vigilants face au risque d’érosion du
pouvoir d’achat des ménages et d’affaiblissement de la protection sociale et du modèle
social sénégalais de solidarité.
Enfin, face aux difficultés en cours, le SEN appelle les forces politiques et sociales à
s’organiser pour s’opposer à toute politique d’appauvrissement qui risque de déstructurer
le tissu social et de semer les germes d’une crise sociale.