30 November 2025
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PAMPHLET POLITIQUE / LES DEUX TÊTES, L’ OMBRE ET LE SLOGAN

  • novembre 19, 2025
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Il fut un temps où l’on croyait naïvement à un duo solide :Diomaye et Sonko, deux visages, une vision, un seul corps politique.Le peuple applaudissait l’harmonie annoncée, comme

PAMPHLET POLITIQUE / LES DEUX TÊTES, L’ OMBRE ET LE SLOGAN

Il fut un temps où l’on croyait naïvement à un duo solide :
Diomaye et Sonko, deux visages, une vision, un seul corps politique.
Le peuple applaudissait l’harmonie annoncée, comme on applaudit un mariage avant que les beaux-parents ne commencent à s’insulter dans la cour.

Aujourd’hui, le bicéphalisme ressemble moins à une innovation qu’à un combat silencieux entre deux têtes coincées sur le même buste, chacune voulant tourner le cou là où ça l’arrange.
Le Sénégal n’a rien inventé : juste un siamois politique qui rêve de divorcer.

Diomaye moy Sonko : le chant d’ouverture

On nous l’a répété en boucle :
“Diomaye moy Sonko !”
Comme si l’un était la chair, l’autre le souffle, et que la Nation devait prendre les deux en pack promo.

Mais la politique, ce n’est pas un yassa poulet.
Il n’y a pas de plateau où chacun prend sa part tranquillement.
Très vite, l’équation s’est renversée :
“Diomaye nekatoul Sonko”.
Traduction : l’un avance, l’autre tousse ; l’un parle, l’autre déglutit ; l’un décide, l’autre communique.

L’ombre qui murmure : Ass Moy Diomaye

Et puis surgit Ass, discret mais efficace.
Pas pour prendre le pouvoir de Diomaye, il n’en veut même pas.
Non. Ass sait que certains fauteuils sont piégés.

Mais il peut, si Sonko jette l’éponge, prendre la place de Sonko dans le slogan.
Ainsi, le fameux « Diomaye moy Sonko » pourrait devenir, du jour au lendemain, « Ass moy Diomaye ».

Dans les salons feutrés, on ne demande plus :

“Qui conseille Diomaye ?”

On chuchote plutôt :

“Qui remplacera qui si Sonko abandonne ?”

Ass n’a pas d’ambition directe, mais il projette son ombre là où le duo vacille, et ça suffit à semer le doute.

Bicéphalisme ou pirogue à deux rames en sens opposé ?

Dans un pays où le pouvoir est traditionnellement vertical et clair, nous voilà avec deux capitaines qui donnent des ordres différents au même corps, et où le corps avance… en crabe.

Ce n’est pas du leadership partagé.
Ce n’est même pas de la cohabitation.
C’est une cohabition à deux têtes, où les casseroles sortent dès que les caméras s’éteignent.

Pendant que Sonko défend son héritage idéologique,
Diomaye consolide sa légitimité institutionnelle, et Ass… attend tranquillement que le scénario lui offre une place.

Humour noir : celui qui sourit le moins gagne

Le pouvoir ne se partage pas, il se subtilise.
Les sourires officiels ? Du maquillage pour cacher les fissures.
Les déclarations communes ?
Des pansements pour blessures profondes.

Dans ce théâtre politique, Sonko pourrait découvrir qu’on peut être fondateur d’un mouvement… et spectateur du pouvoir.
Et qu’il suffit d’une ombre patiente pour réécrire la formule : Ass moy Diomaye.

Conclusion pamphlétaire : trois volontés, une seule chaise

Le Sénégal ne manque pas de talents.
Il manque juste de chaises sûres.
Dans ce système où chacun veut s’asseoir au même endroit, le suspense n’est pas qui gouverne, mais qui tombera en premier.

  • Si « Diomaye moy Sonko », l’État boxe en duo ;
  • Si « Diomaye nekatoul Sonko », l’État boite ;
  • Mais si demain « Ass moy Diomaye », alors le duo devient souvenir… et le pouvoir, un fauteuil recomposé.

Au Sénégal, personne ne veut être pion.
Mais chacun rêve de devenir la pièce qui renverse l’échiquier.

Par: Colylamine
Rédaction: Dakmedina.com

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