30 November 2025
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Le legs de la révolution sénégalaise est en jeu.

  • novembre 20, 2025
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Il ne s’agit pas seulement de la lutte contre l’impunité. Il ne s’agit pas seulement du respect des promesses pour lesquels tant se sont sacrifiés, du Franc CFA

Le legs de la révolution sénégalaise est en jeu.

Il ne s’agit pas seulement de la lutte contre l’impunité. Il ne s’agit pas seulement du respect des promesses pour lesquels tant se sont sacrifiés, du Franc CFA à la reconfiguration des relations avec l’hexagone.

Il s’agit du destin d’un peuple et de sa jeunesse qui a donné au monde une leçon.

Le pouvoir sénégalais a une responsabilité historique, et tous ceux qui en de telles circonstances parlent de 2029 insultent leur peuple.

Une administration demeure. Sa tutelle semble paralysée, effrayée à l’idée de la défier.

Les mêmes ambassadeurs, les mêmes magistrats, les mêmes économistes sont au pouvoir, accompagnés seulement de quelques militants, placés ici ou là à des postes de complaisances.

Des secrétaires généraux de l’ancien monde dictent encore leur loi, freinent, éteignent, organisent des déplacements pitoyables, clament l’impossibilité de changer le monde.

Quand, dans six mois, des milliers de sénégalais périront une nouvelle fois en haute-mer, ceux-ci détourneront le regard, et s’indifféreront de cela.

Quand, plus tard encore, à l’Est, des groupes armées commenceront à grignoter un territoire qui semblait invulnérable, parce que rien n’aura été fait pour reconfigurer la séucrité régionale, ils continueront d’accuser ceux qui hier gouvernaient.

Quand, dans le cadre d’une lutte de pouvoir fratricide, la tentation sera donnée au détenteur de la magistrature suprême d’activer les leviers qui hier tiraient sur les siens, pour continuer de s’imposer, alors plus rien ne pourra être fait.

Je préviens solennellement d’une trahison que tout semble annoncer.

Il n’y aura pas d’excuses. Pas de télénovéla politique pour l’admettre.

Le Sénégal doit s’armer pour rompre avec une spirale qui cherche à le couler. Il doit opposer au FMI de nouvelles forces, il doit envoyer des émissaires dans chacun des États des BRICS, une fois, deux fois, cent fois, pour leur dire l’importance de l’aider à se transformer, à financer d’immenses plans d’industrialisation et de formation universitaire.

Il doit se positionner comme il ne l’a jamais fait en un an et demi sur la Palestine, à l’ONU auprès de l’AES, transformer ses partenariats internationaux, etc.

Comment cela se fait-il que les escrocs de Dakarnave soient encore en place, quand on sait le mal qu’ils ont fait ? Que Xavier Niel, Orange, continuent de dominer ? Que la fondation Bill Gates ait approfondi sa pénétration d’un pays qu’elle considère, comme les colons d’autre fois, comme une terre à civiliser ?

Que la souveraineté monétaire promise ait été sacrifiée ? Qu’il ait fallu attendre que le Tchad et la Côte d’Ivoire prennent leurs dispositions en termes de souveraineté de défense pour que des pas soient faits à ce niveau là ?

Comment cela se fait que les Atepa continuent de grenouiller autour du gouvernement et signent les plans de transformation Sénégal 2050, tandis que leurs proches aux affaires étrangères continuent d’organiser des déplacements du Président qui l’amènent à être reçus dans des arrières salles du quai d’Orsay, où je faisais mes siestes à 22 ans, reçu par un directeur d’administration, après que Macron ait fait les photographies qui lui permettaient de montrer qu’il était aux manettes ?

Comment cela se fait-il que les autorités bloquent à dessein, deux ans après, une commission rogatoire espagnole sur mon enlèvement, et comment prétendre que cela n’est le fruit d’on ne sait quel arrangement qui protégerait des français trop heureux de ce qui m’est arrivé, et du fait que j’ai pu mourir sacrifié pour sauver un homme et une révolution ?

Ce n’est pas une question de personnes. Il ne s’agit ni de M. FAYE, ni de M. SONKO.

Quand Ousmane SONKO, et lui-seul, fait gagner au premier tour d’une élection, sans à peine de campagne électorale, à plus de 50%, son parti, et qu’il rafle, seul la quasi totalité des sièges de l’assemblée nationale quelques mois plus tard, il n’y a pas de formalité institutionnelle qui tienne.

Ousmane Sonko est le seul dirigeant légitime de ce pays, détenteur d’une souveraineté que lui a offert le peuple.

Le président de la République n’a été élu que sur la base d’un slogan qui en faisait le délégataire de cette souveraineté.

A tous ceux qui prétendent qu’il y aurait, au titre de prérogatives institutionnelles, un quelconque empêchement à ce que le seul représentant légitime de ce peuple exerce le pouvoir, il faut répondre simplement:

Que ceux qui font obstacle se soumettent ou se démettent.

Et s’ils s’y refusent, qu’une réforme constitutionnelle intervienne sans délais, et impose aux dirigeants qu’ils respectent et admettent qu’ils ne sont que des instruments.

Les instruments d’un peuple qui s’est battu et à accepté de pleurer des larmes de sang pour sortir de la spirale dans laquelle le plongeaient ses dirigeants.

Il n’y aura pas d’excuses, face à l’Histoire, et personne ne se sacrifiera une nouvelle fois.

Le 8 novembre, Ousmane SONKO a montré où était la légitimité.

Il est la voix du peuple. D’un peuple qui a assez fait pour se voir enfin écouté, respecté et protégé.

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